Un jour, un homme blanc est venu me chercher. Cette journée allait être la plus horrible de ma courte existence. Cet homme, cette créature, m'a arraché de ma famille, de mes terres, me promettant de recevoir plus d'amour que n'aurait personne sur terre. Mais malheureusement, ce n'était que de beaux mensonges. Je savais pourquoi il m'avait choisit, moi, au lieu d'un autre. C'était à cause de ma différence. J'étais le seul loup blanc de ma tribu, tous mes frères étaient gris. Le monstre m'a emmené avec lui dans sa voiture. Je gémissais, regardant une terre que je ne reverrait plus. Au bout d'une heure, je m'endormis, épuisé. A mon réveil, j'étais coincé dans une cage trop petite pour la cinquantaine de louveteaux qui s'y trouvaient. Cretains d'entre nous avaient des blessures, dont personne ne s'était occupé. Un louveteau, couché à côté de moi, avait la même fourrure couleur de neige que moi. Il était très mal en point, la plaie de sa patte, laissait l'os à nu. Horrible. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de cet atroce spectacle. Au bout de deux abominables heures, un humain arriva, regarda nos pelages et partit. Mais que voulait-il? Nous étions tous terrorisés dans l'obscurité de cette salle. L'homme revint quelques heures plus tard, accompagné par un autre humain. Il sentait le sang, la peur, la mort. C'est là que je compris. Nous allions finir comme tous ces animaux qui disparaissaient et qu'on ne revoyait jamais. Morts, à cause de leurs fourrures, morts à cause de la mode. L'homme saisit mon frère, mon semblable qui se trouvait à côté de moi. Il hurla à la mort, alors qu'on l'emmenait à l'abattoir.
Ca y est c'est mon tour. Je sens des mains qui m'attrapent, j'essaye de les mordre, mais je n'ai plus de force. Mon heure est arrivée. Je suis dans la pièce de la mort, encerclé par cette odeur fétide de cadavres. Je vois la dépouille de mon frère, dépecé.
Je sens le couteau qui s'abat.
Je suis mort. Adieu.
Maudits soient les hommes et la mode!!!
ARRETEZ DE PORTEZ DE LA FOURRURE!!!!!!!!